Les enjeux de l’évaluation de l’utilité sociale pour Initiactive 26.07

logo-initiactiveInitiactive 26.07 a proposé aux associations d’Ardèche trois journées d’atelier sur l’évaluation de l’utilité sociale. Cette démarche répond aux enjeux et aux préoccupations qui traversent la vie associative.

Les associations au coeur de la vie sociale

La vie associative est une dimension essentielle de la vie sociale. Par leur diversité et leur dynamisme, les associations sont des lieux d’expérimentations collectives, citoyennes et sociales. Elles jouent un rôle d’alerte, d’inclusion et d’innovation sociale indispensable. Pour autant, quel que soit leur champ d’action – l’éducation, la solidarité, le lien social, la médiation, l’insertion, la participation citoyenne, les pratiques culturelles et sportives – toutes rencontrent aujourd’hui des difficultés : mise en concurrence avec le secteur marchand, impératif de  professionnalisation, difficultés à pérenniser et diversifier les financements, alourdissement des contraintes administratives…

Un contexte difficile

Dans un contexte de crise économique et de restriction budgétaire, les associations subissent de plein fouet les ajustements des politiques publiques (villes, département, région, état). C’est notamment le cas des associations locales qui interviennent au quotidien dans les quartiers de la politique de la ville et en zone rurale qui, faute d’une assise financière suffisante, sont de fait les plus fragilisées par les transformations institutionnelles. Cela se traduit par l’essoufflement puis la disparition progressive de trop nombreuses associations et la perte des emplois qui en découlaient.

La complexification et le durcissement des procédures d’attribution des crédits et les exigences croissantes mais légitimes des partenaires financiers, notamment sur l’évaluation des projets, peuvent avoir pour effet une montée en compétence du secteur associatif, une qualification de ses acteurs.

 

L’évaluation de l’utilité sociale, un outil de valorisation et de dialogue

Derrière ces tendances, c’est la question de l’évaluation de l’utilité sociale qui peut être interrogée.

Qu’évalue-t-on : le fait associatif et sa dimension sociétale ? À partir de quels référentiels d’utilité sociale? Ou évalue-t-on l’utilisation des subventions attribuées pour la mise en place d’un projet et son utilité ? Enfin, comment se saisir de l’évaluation pour être non seulement un outil de pilotage mais aussi de démocratie interne ? La mise en place d’une démarche d’utilité sociale permet de répondre à la fois aux besoins des structures et des pouvoirs publics en favorisant la communication sur les projets des structures de l’ESS et la lisibilité de leurs actions, ce qui favorise la reconnaissance des projets politiques des associations.
Le principal objectif d’une démarche de mesure de l’utilité sociale d’une structure est, le plus souvent, de mieux faire valoir les apports sociétaux de la structure et de renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics (et notamment les financeurs publics).

Qui plus est, les réflexions autour de l’utilité sociale et de sa mesure sont un moyen d’associer les associations dans la construction des politiques publiques. En effet, les associations ont une excellente connaissance de leurs territoires, et disposent d’une forte capacité de mobilisation des acteurs sur ceux-ci.

Dans les diagnostics individuels réalisés en Ardèche par Initiactive 26.07 et dans les échanges menés avec les structures participantes à des actions d’accompagnement collectif, ont montré de la part des dirigeants associatifs, une difficulté assez récurrente à valoriser le projet et surtout à appréhender son impact social. L’objectif de cette démarche est d’outiller les associations, leur permettant ainsi de valoriser leur projet et son utilité sociale, et d’en rendre compte plus facilement dans le cadre de leurs relations partenariales.


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